Combi marketing digital + magasins physiques essentiel au développement du commerce ?

Le commerce digital semble être à son apogée, et pourtant des pure players se tournent vers le commerce physique.
Est-ce pour assoir leur position, pour développer leur business ?
Le commerce digital seul ne se suffit-il plus à lui-même ?
Cofordis s’est penché sur ce phénomène au travers de l’expérience de Facebook.

Une « mission » d’origine qui évolue

Créé il y a 15 ans, Facebook suit (ou subit ?) l’évolution du digital.
Tout d’abord espace de communication, Facebook a saisi les enjeux marketing et désormais transactionnel, que ce soit en drive to store qu’en drive to web.
Pourquoi cette mutation ? Parce que les retailers veulent se rapprocher de la transaction, et qu’avec 35 millions d’utilisateurs, Facebook a une carte à jouer en tant que générateur de trafic.
Si l’on associe les quantités de données en possession de Facebook + ses capacités en marketing digital (analyses, segmentation …), c’est bingo !
Facebook est capable d’accompagner les grands acteurs de la distribution dans leurs objectifs marketing, tant dans le positionnement de leur marque que dans l’accroissement de leurs ventes.

Objectif drive to store

Facebook est un media de masse par lequel il est tout à fait possible de définir une stratégie marketing très ciblée grâce aux outils de mesure proposés par le site.
D’un simple clic, l’utilisateur passe de Facebook (ou Instagram) à une fiche produit puis à un site marchand. La venue en magasin est toute proche.
En déterminant une cible très précise, Facebook permet aux distributeurs de toucher exactement qui ils souhaitent tant en terme de typologie de client que de position géographique, et ainsi accroître la fréquentation des magasins.
Ainsi, cette publicité peut amener un utilisateur Facebook à venir voir ce qui est proposé dans le magasin près de chez lui.

Intersport par exemple

Cette enseigne d’articles de sport possède des magasins dans toute la France. Pour autant, les attentes et les besoins ne sont pas les même à Dunkerque qu’à Toulouse.
Intersport a donc décidé de donner la parole en local afin que chaque magasin puisse avoir une publicité cohérente avec sa zone de chalandise.
C’est la proximité qui joue.

De la market place …

Avec le lancement de sa market place, Facebook vise le marché C to C. Il est possible d’analyser les flux et les taux de transformation de la communauté Facebook qui est potentiellement une communauté de vendeurs.
La 2ème étape est d’accompagner les retailers dans la transaction, soit en mettant leurs produits en vente sur Facebook (comme Google), soit en induisant des connexions sur leur pages produits avec leur site de e-commerce (comme sur Instagram).
Le modèle Facebook est basé à 100% sur la publicité digitale, et 800 000 personnes se connectent à cette market place.
En ouvrant sa market place aux entreprises comme Aramis Auto, Facebook se dirige ainsi vers le B to C.

… au popup store

Fin 2018, Facebook est allé encore plus en plus loin, en ouvrant 5 popup stores aux USA.
Les marques ont besoin d’être vues dans des magasins physiques.
Facebook a donc invité 100 marques (les plus appréciées sur Facebook et Instagram) à être présentées au public, dans les popup stores implantés chez Macy’s. Il a donc été possible d’essayer les produits, qu’ils soient textiles ou High Tech.
Outre offrir une visibilité à de petites entreprises, Facebook envisage même d’y proposer ses propres produits comme les casques RV ou les écrans connectés.
On ne se voilera pas la face, mais le but est également d’inciter de petites entreprises à faire de la publicité sur la plateforme publicitaire Facebook.

La complémentarité digital – physique s’affirme de plus en plus et il apparaît évident que le commerce a besoin du physique, parce qu’ils montrent des choses qui plaisent aux clients. Le flux généré est essentiel aux pure players.
Se dessine par là un renouveau du métier de commerçant, qui doivent s’appuyer sur le digital pour faire venir des clients dans son magasin.
Si le digital, les réseaux sociaux ont le vent en poupe, le commerce physique a lui, tout intérêt à surfer sur cette vague pour se développer.