E.Leclerc contre attaque à Paris

En lançant son service de livraison à domicile « E.Leclerc chez moi » à Paris, le mastodonte du e-commerce alimentaire m’était un pied sur le territoire de Carrefour et Casino.
En ouvrant son 1er Drive-Piéton parisien baptisé « E.Leclerc Relais », le distributeur breton affiche clairement son intention de se tailler la part du lion dans la capitale.
Cofordis vous en dit plus.

La livraison à domicile en 1ère intention

Le lancement de la livraison à domicile a permis de toucher une clientèle qui préfère faire ses courses dans les supérettes proches de chez elle, ou se faire livrer ses achats, quitte à payer plus cher.
Proposer à son tour la livraison à domicile était la solution, car au vu du montant des loyers dans Paris intra-muros, y ouvrir des supermarchés tout en maintenant des prix bas, ne paraissait pas réalisable (un seul supermarché existe dans le 19ème).
Bien que rendant accessible les prix et l’offre Leclerc aux parisiens, « E.Leclerc chez moi » a ses contraintes : un minimum de commande de 50€, 9,90€ de frais de livraison si la commande est inférieure à 150€. De fait, ce service n’est utilisé que pour les « grosses courses », environ toutes les 3 semaines, soit environ 500 commandes/jour pour un panier moyen de 140€.

Les « E.Leclerc Relais » entrent en scène

Inauguré le 9 janvier dernier, ce 1er « E.Leclerc Relais » parisien, répond à une attente d’une clientèle parisienne, qui même si elle a un fort pouvoir d’achat, ne rechigne pas à payer moins cher les produits du quotidien.
Outre les prix, le concept a de quoi séduire : finie la foule des magasins, des courses faites en ligne avec une proposition de 13 000 références, possibilité de récupérer ses courses dans un créneau horaire souple, mise à disposition gratuite des commandes.
Le point-relais est ouvert du lundi au samedi de 10h00 à 22h00. Si les achats sont aujourd’hui disponibles 7h après le passage de la commande, ce délai va bientôt être réduit à 5h.
D’une surface réduite (70m²), ce « E.Leclerc Relais » n’a rien d’un magasin : pas de rayonnage, aucun produit en vente. La dimension humaine reste néanmoins présente avec un employé qui remet les commandes aux clients dans un espace accueil de 20m². Les 50m² restant sont consacrés au stockage des produits reçus, y compris en chambre froide.
Le gros avantage des commandes « E.Leclerc Relais », ce sont les prix comparables à ceux des hypermarchés de province ; ils sont de 25 à 30% moins chers que ceux de la concurrence parisienne.


 La concurrence réagit

L’implantation de ce point-relais ne s’est pas faite au hasard : à 100 mètres du métro, en face d’un Monoprix (enseigne chouchou des parisiens, même si ses prix sont bien plus élevés qu’ailleurs), et à côté de La Halle de Clichy, le concept de Carrefour qui a ouvert de décembre dernier.
En s’attaquant à un marché de près de 7 Milliards d’Euros, Leclerc vient bousculer un secteur trusté par les groupes Casino et Carrefour.
Ces derniers proposaient déjà la livraison à domicile et en point-relais, mais avec l’arrivée de « E.Leclerc Relais », Carrefour a prévu de passer de 42 à 100 voire 150 point-relais, plus rapidement que prévu. Monoprix quant à lui, s’est associé à Amazon Prime Now et Franprix à Glovo pour proposer une offre complémentaire à leurs magasins physiques. Intermarché s’en tient pour le moment aux livraisons dans des casiers.
Mais Leclerc ne se contentera pas d’un seul relais. « Nous allons relever le défi d’Amazon dans la ville la plus chère de France » affirme Michel-Edouard Leclerc.
« Nous allons essayer de mailler Paris avec 3 ou 4 relais par arrondissement, soit 60 à 80 au total ». C’est sans oublier l’ouverture prochaine d’un hyper Leclerc vers la gare Montparnasse, en plein cœur de Paris.

Entre le service de livraison à domicile, le retrait gratuit en point-relais, un supermarché et bientôt un hyper, Leclerc propose aux parisiens une offre complète à des prix inégalés par la concurrence.