Phygital : Ils ont franchi le pas ! (partie 2)

On l’aura bien compris dans la 1ère partie de ce sujet : le phygital chamboule la donne du retail.
Si leur objectif est de rester utile au client, les enseignes veulent également permettre à leur clientèle de vivre une expérience de meilleure qualité.
Cofordis dresse le portrait d’enseignes qui ont osé sauter le pas.

UNDIZ Machine : à la pointe du « Phygital Commerce »

C’est à Toulouse qu’Undiz a inauguré son nouveau concept de magasin. Sur 50m², difficile de mettre tous les produits en rayon. Sauf en faisant appel au Phygital ! Ce petit point de vente est équipé de 4 bornes tactiles multitouch offrant l’accès à tout son catalogue web, ainsi qu’aux produits en stock dans la réserve du magasin. Les articles sélectionnés par les clients leur sont livrés en quasi instantané par des capsules aéro-propulsées. Des étiquettes RFID permettent une reconnaissance des produits en caisse.

Zara : un pas de plus dans le smart Phygital

Dans sa boutique londonienne du centre commercial Westfield Stratford, Zara mixe shopping classique et e-commerce. Les vendeurs, équipés de tablettes, peuvent donner des conseils adaptés aux clients en se calant sur leurs historiques d’achat.
Ce n’est pas une nouveauté, Sephora avait lancé ce service il y a quelques années, mais Zara va plus loin. Lorsqu’il valide sa commande, le client reçoit un QR code et un code pin pour récupérer tout seul son achat, grâce à un bras robotisé.
Le passage en caisse est lui aussi novateur : si le traditionnel paiement en caisse est toujours possible, le client peut également payer avec son smartphone via l’application Zara ou d’être encaissé par les vendeurs sur leurs tablettes. Mais la vraie nouveauté ce sont les comptoirs de paiement libre-service où la reconnaissance des articles qui sont dans le panier des clients, se fait automatiquement.
Le passage en caisse est plus rapide et évite ainsi que le client ne parte à cause d’une trop longue attente pour payer.

Optic 2000 : à fond dans le numérique

Ecrans numériques tactiles, tablettes, chez Optic 2000, le parcours du client se veut digital. Dans ces outils, un logiciel de reconnaissance facial propose un essayage virtuel des différentes couleurs et formes de montures proposées par l’enseigne. Très facile alors de trouver son style. Grâce à la visualisation en réalité augmentée de l’offre du magasin, plus besoin d’attendre que l’opticien soit disponible pour trouver la paire de lunettes qui convient le mieux.
« Depuis 2015, tous les magasins Optic 2000 sont équipés des applications « Miroir Virtuel 2.0 » et « Assistant Stylisme », accessible sur les iPad mis à la disposition des clients. Si le client a une vision qui l’empêche de se voir dans le miroir sans ces lunettes correctrices, l’application « Miroir Virtuel 2.0 » lui permet de prendre des photos avec les montures sélectionnées, et pourquoi pas de les envoyer par mail à ces proches, pour avoir leur avis » explique Elodie Cousin – attachée de presse d’Optic 2000.
La prise des mesures, quant à elle, sera toujours effectuée par l’opticien.

Leroy Merlin : le smartphone comme guide

Les magasins Leroy Merlin sont grands et on a vite fait de perdre de sacro-saintes minutes pour trouver ce que l’on cherche. En 2018, Leroy Merlin a installé, dans tous ses magasins, un système de géolocalisation des produits via son application mobile. Le plus : le client est de suite au courant des promotions du moment. En clair, dès que vous entrez chez Leroy Merlin, des beacons BLE repère votre smartphone, et vous trouvez directement les produits instore que vous voulez.

La Grande Epicerie : un modèle de réussite « phygitale »

Ce nouveau magasin parisien est équipé de matériels connectés dernière génération. La gestion digitale des files d’attentes évite une attente trop longue via la remontée en temps réel des informations clients. On recense dans ce magasin, 10 600 étiquettes électroniques communicantes pour l’affichage des prix au rayon épicerie, 17 bornes wifi et 30 balances connectées modèle Bizerba.
Cette stratégie « temps réel » du magasin amène à plus de fluidité dans la remontée des données et une expérience d’achat augmentée. C’est une réalité, le digital et le magasin physique deviennent indissociables. Mais aucune machine ne pourra remplacer le vendeur dans son rôle de conseil : elles ne peuvent pas se substituer à son expertise, sa connaissance des produits. L’humain reste l’atout phare d’une marque.
Le Phygital commerce permet donc de mixer les bénéfices du e-commerce comme l’optimisation du temps, des recherches facilitées, avec les incontournables du magasin physique, c’est-à-dire l’essai des produits, les relations humaines et la possibilité de repartir de suite avec les articles choisis.