Les rois européens de l’omnicanal ? les français !

Avec la crise sanitaire, les habitudes d’achat des Français ont changé. Pour les courses quotidiennes, un français sur 2 utilise l’onmicanal. La France se classe ainsi en haut du classement européen de l’omnicanal sur ce créneau.
Cofordis a extrait pour vous quelques informations essentielles relevées dans différentes études.

Un profil d’acheteurs qui change

Le e-commerce, les Français en étaient déjà adeptes bien avant la Covid-19. Mais avec cette période si particulière, beaucoup de choses ont changé.
Si l’on en croit l’étude réalisée par L’Échangeur BNP Paribas Personal Finance, « le taux de cyber-acheteurs n’a pas progressé entre janvier et septembre 2020. 91% des Français connectés ont acheté sur internet au cours des 12 derniers mois (vs 92% en janvier) ».
Mais le changement notoire c’est une progression de +5% du nombre d’acheteurs par internet par rapport à janvier, soit 71% des acheteurs on-line qui ont commandé au moins 1 fois par mois.
Toujours selon cette étude, 26% d’entre eux pensent que cette crise va les inciter à continuer de faire leurs achats sur le net : « cette banalisation de l’usage du digital par les français embarque de nouvelles cibles qui n’auraient jamais intégré autant le digital dans leur quotidien sans l’effet Covid ».
Ce qui peut paraître à la fois surprenant et intéressant c’est l’impact sur les 60 ans et plus : 37% ont utilisé le Drive ou les services de livraison à domicile des produits alimentaires (contre 15% au mois de janvier), soit une augmentation de plus de 50% entre janvier et septembre 2020.

Les Français en pole position

L’institut de sondage Nielsen confirme également cette tendance : « Sur la première semaine de confinement, ce sont 1,2 millions de foyers supplémentaires qui s’y sont essayés (ndlr : à acheter en ligne, des produits de grande consommation), dont près de 500 000 retraités ». Nielsen rajoute que les ventes en ligne de ces produits a atteint « un niveau jamais observé en Europe : après avoir dépassé 10% certaines semaines, la part de marché du e-commerce pourrait rester au-dessus de 8%. La France demeure plus que jamais numéro 1 de l’alimentation online en Europe ».
Le type de produits qui a fait mouche ? Les produits frais. Les Français sont passés outre leurs réticences premières : un choix restreint et l’impossibilité de toucher les légumes et fruits avant de les acheter.

Un fait acté

Un Français sur 2 est désormais un acheteur omnicanal. C’est ce qu’il ressort de l’étude commandé par Budgetbox à Harris interactive en novembre dernier.
En clair, cela signifie qu’au moins une fois au cours de 2020, ce consommateur a acheté des articles du quotidien dans un magasin physique, et même un Français sur 3 a adopté cette pratique mensuellement.
L’étude de l’Échangeur BNP Paribas souligne que 43% des ménages français ont fait leurs achats alimentaires on-line, et que 34% ont utilisé le Drive et 16% se sont fait livrer.

Cécile Gauffriau – Directrice de L’Échangeur BNP Paribas précise que « l’utilisation du Drive devient une pratique ancrée dans les habitudes d’achat. Les 2 mois de confinement ont permis une avance de 5 ans sur la transformation digitale ».
Autre chiffres clés de cette étude :
– 21% des personnes sondées tendent à aller vers les circuits courts et à acheter sur les marchés, chez les producteurs locaux
– 15% privilégient le bio en magasin spécialisé,
– 45% souhaitent plus utiliser les services de livraison et de Drive.
Un constat est à retenir ; la baisse de la cote de popularité des grandes surfaces :
24% des sondés disent vouloir moins aller dans les supermarchés et 25% pour les hypers.

Une frontière très fine entre retail et internet

Selon Google, « depuis le début de la pandémie, les consommateurs sont plus souples quant à leur décision d’acheter online ou offline : 73% d’entre eux déclarent qu’ils ne sont pas attachés à un canal en particulier (contre 65% avant la crise). Les consommateurs vont continuer à dépenser dans les 2 canaux, et ils exigeront donc une expérience plus hybride et plus fluide ». Ce qui aurait pu être un épiphénomène de la crise COVID, semble se profiler comme une tendance durable qui chamboule le paysage du commerce.
On ne le répètera jamais assez : les consommateurs changent leurs habitudes d’achats et ce qui se passe depuis l’an passé n’est qu’un accélérateur d’un changement programmé.


Il est donc grand temps d’utiliser tous les moyens, et ils sont nombreux, pour coller à cette situation et ne pas se retrouver à l’arrêt faute de n’avoir pas su prendre le train en marche, car les Français, eux ont déjà pris le pli de consommer autrement.