Quand la foodtech chamboule les courses !

Foodtech, ce nom « barbare » venu des Etats Unis connaît une émergence massive en Europe !

Si cette alliance entre l’alimentation et les nouvelles technologies pouvait sembler lointaine, elle est aujourd’hui une réalité quotidienne.

Elle modifie le comportement d’achat des trentenaires (principalement), mais tend à s’immiscer dans la vie des petites familles, des retraités (parfois éloignés de tout commerce).

Objectif n°1 : nourriture fraîche et saine.

L’institut de veille et de décryptage de tendances alimentaires Cook Innov, s’est attardé sur le phénomène foodtech, qualifiée de « génération salade » par le magazine américain Newsweek. Cook Innov explique le boum de ces paniers-recettes par la volonté de vouloir revenir à une cuisine authentique, saine, aux bonnes recettes de grand-mère. Bye bye les plats industriels tout prêts ! Et le prix n’est pas un frein.

 

3 tendances pour un même but : séduire.

Le marché de la boxe à cuisiner est en plein essor et déjà en mutation. On note 3 façons de l’appréhender :

  • 1°) le distributeur : il s’associe à des acteurs du marché et à des fournisseurs de produits,
  • 2°) les grandes enseignes : elles veulent se frotter aux start-ups, mais subissent les contraintes et problématiques liées à leur marque,
  • 3°) celle qui se profile rapidement aux Etats Unis et en Europe du Nord et qui commence à apparaître en France : des points physiques et boutiques dédiés.

 

2 visions bien différentes de la boxe-recette.

D’un côté, un mastodonte de la distribution, Carrefour, qui s’essaye à la boxe-recette et de l’autre, les start-ups qui ont une perception divergente.

Carrefour cherche à contrecarrer le boum du panier-repas et lance son « panier cuistot ». Avantage : pas d’abonnement. Le client commande selon son besoin sur ooshop.com.
Inconvénient : les paniers-recettes restent liés aux produits de la marque Carrefour. Il n’y a donc pas de valeur ajoutée sur les produits, les recettes.

 

Illico Fresco : la start up qui sort du lot …

« La cuisine maison qui vous libère des courses ». Tout est dit ! Son leitmotiv : frais, bon, sain.

Illico Fresco c’est 28 000 repas hebdomadaires livrés dans toute la France pour 1 500 clients, 3 – 4 recettes par semaine, 6 000 clients depuis décembre dernier, un panier-recette à partir de 35€ par abonnement hebdomadaire.

2 axes la différencient :

  • 1°) la qualité avec une préférence pour les produits français : bœuf et veau français, porc breton, pêcherie venant à 80% du littoral normand, breton ou atlantique.
  • 2°) un schéma d’approvisionnement efficace. Illico Fresco mise sur un duo gagnant : l’expérience client + l’exécution (maître mot pour réussir). Son partenaire Webedia a investi + de 10M d’euros pour financer des outils de production et un schéma d’approvisionnement efficace.

Julien Radic, co-fondateur d’Illico Fresco, ne croit pas trop à l’omnicanal. « Le digital a vocation à exister à partir du moment où il se marie avec le physique. »

Le gros point fort d’Illico Fresco : son panier solo ; ils sont les seuls à le proposer. Les besoins et attentes des consommateurs sont ainsi couverts par une proposition complète (très importante dans un marché de masse et un marketing d’offres), pouvant même concurrencer les courses au quotidien.

 

Exit la malbouffe ! La tendance est aux bons produits, locavores et les box-recettes satisfont à cette nouvelle façon de se nourrir avec un point fort : la praticité du concept ; avec les abonnements plus besoin de réfléchir au menu. Cette mutation de la consommation se développe et pas uniquement sur l’alimentaire…